Les inondations liées aux crues torrentielles des fleuves et rivières sont provoquées par les cours d’eau de pente moyenne. La rivière sort de son lit mineur pour occuper son lit majeur, sauf que le lit mineur a été profondément remanié à la suite des fortes crues : il peut être soit exhaussé, soit creusé, voire déplacé. Ces crues ont des vitesses d’écoulement élevées, qui risquent d’affouiller, d’éroder des berges ou de détruire des bâtiments. La crue liquide s’accompagne d’une « crue solide » qui peut transporter un volume

assurance inondation zone rouge

COMMENT SE MANIFESTE-T-ELLE ?

Une inondation est une montée des eaux, plus ou moins rapide, dans une zone habituellement hors d’eau. Le risque inondation est la conséquence de deux composantes : l’eau qui peut sortir de son lit habituel d’écoulement ou remonter en surface et l’homme qui s’installe dans la zone inondable avec toutes sortes de constructions, d’équipements et d’activités. 139 communes du département sont concernées par le risque inondation. Différents types d’inondations peuvent se produire selon la nature même du cours d’eau, l’urbanisation et les aménagements effectués par l’homme, tant dans le cours d’eau lui-même que dans l’ensemble du bassin versant.

L’INONDATION PAR DÉBORDEMENT DE COURS D’EAU

L’inondation est consécutive aux crues des cours d’eau après des pluies violentes ou durables. Le cours d’eau sort de son lit mineur pour occuper son lit majeur, par submersion de berge ou par contournement de digues et l’eau envahit les sites situés en bordure. L’inondation est fonction de l’intensité et de la durée des précipitations dans le bassin versant. Plus celui-ci est petit, plus la crue se forme vite après les précipitations. Selon la pente générale du cours d’eau, on peut distinguer plusieurs types de crues : > les crues lentes des fleuves et des rivières provoquant les inondations de plaines. La durée de submersion est souvent longue ; > les crues torrentielles des fleuves et rivières provoquant des crues rapides avec des vitesses d’écoulement importantes. Des érosions de berges sont possibles et des matériaux peuvent être transportés en grande quantité ; > les crues torrentielles des torrents caractérisées par des écoulements mixtes, liquides et solides, évoluant parfois vers des laves torrentielles. Les inondations de plaine Elles se produisent lors des crues des cours d’eau à faible pente. La rivière sort de son lit mineur lentement et peut inonder la plaine pendant une période relativement longue. La rivière occupe alors son lit moyen puis éventuellement son lit majeur, appelé aussi plaine alluviale. Deux paramètres qualifient ces inondations : la hauteur et la durée de submersion. Les matériaux charriés par l’eau sont de faible taille. La lenteur du phénomène permet généralement de l’annoncer à la population, excepté si une rupture de digue se produit.

Le RISQUE INONDATION dans les Alpes-Maritimes Schémas de l’aléa avant construction (à gauche), de l’enjeu (au centre) et du risque pour la zone d’activité et le lotissement (graphies / MEDD -DPPR) Autoroute A8, vallée de la Siagne, 1996 (DDE 06) Dans les Alpes-Maritimes, ce type d’inondation concerne uniquement la partie aval de la Siagne. Ce cours d’eau, dont le régime hydrologique a été profondément modifié par la réalisation du barrage de Saint- Cassien, provoque des crues relativement lentes qui peuvent s’assimiler aux crues de plaine. Bien qu’il existe une plaine du Var, ce fleuve puissant qui recueille les eaux des trois quarts des montagnes des Alpes-Maritimes provoque des crues rapides, même dans sa partie terminale à Nice. 28 Dossier Départemental sur les Risques Majeurs dans les Alpes-Maritimes Pour les cours d’eau des moyen et haut pays, le transport solide par charriage est important et le lit des cours d’eau après les crues est toujours profondément remanié. Leurs crues sont très variables selon les conditions météorologiques et la présence ou non de crues sur les torrents affluents. Un embâcle consiste en l’obturation d’un cours d’eau par un barrage naturel qui entraîne une retenue d’eau importante. Ce barrage peut être constitué d’éléments solides arrachés à l’amont et charriés par le cours d’eau ou par un glissement de terrain.

INONDATION PAR RUPTURE D’OUVRAGE OU D’EMBÂCLE

Dans le cas de cours d’eau endigués, l’inondation survient brutalement soit par surverse (débordement au-dessus de la digue), soit par rupture de la digue. Le phénomène peut être très brutal et d’autant plus dommageable que le site est proche de la digue. L’entrée subite d’un mur d’eau dans la zone endiguée ne laisse aucun délai pour intervenir. Le fait de se trouver derrière un ouvrage de protection dimensionné pour un certain niveau de crue peut donc aggraver le risque si l’ouvrage cède ou si l’eau dépasse le niveau prévu. inondation considérable de matériaux, parfois de grande taille. Ceux-ci ont été arrachés des berges par la force du débit d’eau ou amenés sur le bassin versant par un ruissellement important. Dans les Alpes-Maritimes, ces inondations se rencontrent pour presque tous les fleuves et rivières. Pour les cours d’eau côtiers, l’urbanisation du bassin versant ou l’artificialisation du cours d’eau empêche le transport solide par charriage. Leurs inondations se caractérisent par des crues liquides rapides et violentes car les bassins versants sont de faible taille et de pente importante. Les risques d’embâcles (enchevêtrement d’arbres, de détritus, d’objets) sont fréquents car le cours d’eau traverse des zones urbanisées avec de nombreux ouvrages de franchissement. Lorsque ceux-ci sont mal conçus, ils peuvent stopper les embâcles et provoquer des débordements au droit de l’ouvrage ou le détruire si la pression exercée par la crue devient trop forte. Parfois, l’aspect solide de la crue l’emporte et la crue évolue en lave torrentielle. Les inondations des torrents se produisent le plus souvent sur la partie basse de leur cours, peu avant leur confluence avec la rivière principale. Cette partie basse est appelée cône de déjection. Selon les quantités de matériaux mobilisables dans la partie supérieure du torrent, le cône est plus ou moins étendu. Lorsque celui-ci est habité, les bâtiments y sont très vulnérables et les conséquences des fortes crues peuvent être redoutables.

INONDATION PAR DÉBORDEMENT INDIRECT

Ce type d’inondation peut précéder ou suivre le débordement du cours d’eau en crue. Dans le département, il se manifeste principalement par une remontée d’eau dans le réseau d’assainissement (lui-même inondé par la montée des eaux de la rivière en crue), ou dans un réseau de canaux de drainage. La crue empêche l’évacuation des eaux et provoque le refoulement de l’eau. Exemples : crues de la Frayère à Auribeau, de la Frayère à Cannes, de la Cagne, du Malvan, de la Banquière. Exemples : Guerche à Isola, torrent du Bourguet à SaintÉtienne- de-Tinée, Salso Moreno à Saint-Dalmas-le-Selvage, Roya à Tende, le Riou de Lantosque, la Loubonnière à Saint- Martin-Vésubie, le Tuébi ; torrents à lave torrentielle : le Riou et le Ruinas à Saint-Sauveur-sur-Tinée, le Variglio à Isola, le torrent d’Enaux, affluent du Var, le Réal, affluent du Tuébi. Exemples : Vésubie, Roya, Tinée, Bévera, Var, l’Estéron, le Paillon. Les inondations liées aux crues torrentielles des torrents Ces inondations, spécifiques aux torrents des montagnes, se caractérisent à la fois par une crue liquide et par une crue solide. Cet écoulement solide peut modifier considérablement l’écoulement de la crue liquide. Exemple : les « plaines » côtières du littoral de Mandelieu-la-Napoule à Nice. Exemples : zones protégées par les digues du Var (Nice, Saint-Laurent-du-Var, Colomars). Crue de la Frayère de 1994 à Auribeau (DDE 06) Vue aérienne après une inondation torrentielle à Isola (ONF-RTM 06) produire durant la crue ou plusieurs jours après des pluies exceptionnelles ou un mouvement de terrain. Lit mineur (graphies / MEDAD-DPPR) Lit majeur (graphies / MEDAD-DPPR) versant (graphies / MEDADDossier Départemental sur les Risques Majeurs dans les Alpes-Maritimes 29 inondation

COMMENT LA POPULATION EST-ELLE INFORMÉE SUR LE RISQUE INONDATION ?

Le préfet et le maire partagent les actions d’information préventive, semblables pour tous les risques, destinées au citoyen, aux scolaires, aux professionnels (voir « le rôle de chacun dans la prévention »). Cependant, le maire a une obligation particulière en matière de prévention des inondations. Il doit apposer dans sa commune les repères des plus hautes eaux connues pour développer la mémoire collective du risque art. L 563.3 du CE. La carte de leur implantation doit figurer dans le DICRIM de sa commune. Le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) définit, sous l’autorité du maire, l’organisation prévue par la commune pour assurer l’alerte, l’information, la protection et le soutien de la population au regard des risques connus. > Quelles sont les actions de prévention mises en oeuvre ?

SUBMERSION DES ZONES LITTORALES

Ces submersions marines sont des inondations temporaires de la zone côtière par la mer dans des conditions météorologiques défavorables (fortes dépressions et vents de mer). Elles envahissent en général des terrains situés en dessous du niveau des plus hautes mers. Des projections d’eaux marines peuvent aussi franchir des ouvrages de protection. Ce phénomène est lié à une conjonction de différents facteurs : élévation du niveau de la mer due à la tempête (surcote) associée à une faible pression atmosphérique avec vent fort à la côte, forte houle ou raz de marée. Exemples : glissement du Breuil à Puget-Théniers (avril 1948) ; glissement de la Clape dans l’Estéron (1994) ; éboulement à Bendejun sur le Paillon (1786), Vallée de la Gordolasque (XIIe siècle). Tous les secteurs fortement urbanisés de la bande littorale du département sont concernés, notamment Nice, Antibes, Cagnes et Cannes. Dans les Alpes-Maritimes, ce phénomène est présent au niveau des plaines côtières, comme à Nice, Cannes, Antibes. Exemple : en 1947, la mer a submergé l’avenue de la Californie à Nice. MEDD-DPPR) MEDD-DPPR) Bassin versant / MEDD-DPPR)

INONDATION PAR RUISSELLEMENT

Ces inondations se produisent lors de pluies anormales si la capacité d’infiltration ou d’évacuation des sols ou du réseau de drainage est insuffisante. En zone urbanisée, ce phénomène est dû (en dehors du lit des cours d’eau proprement dit) à l’imperméabilisation des sols et à l’urbanisation qui font obstacle à l’écoulement des pluies intenses. L’eau envahit alors les rues rapidement, parfois en moins d’une heure. La prévention est un ensemble de mesures visant la réduction de l’impact d’un phénomène naturel prévisible sur les personnes et les biens. Afin de limiter les éventuels dommages, il est essentiel de ne pas davantage urbaniser les zones exposées et de diminuer la vulnérabilité de celles déjà urbanisées. La maîtrise de l’urbanisation s’exprime à travers les documents d’urbanisme (PLU) et le Plan de Prévention des Risques inondation (PPRi). Elle se fonde sur les éléments de connaissance du risque établis sur la base des Atlas des Zones Inondables (AZI), des études hydrauliques, de la connaissance des crues passées... Repères de crue : version normalisée « Plus hautes eaux connues » (PHEC), conforme à l’Arrêté du 16 mars 2006 relatif au modèle des repères de crues Dossier Départemental sur les Risques Majeurs dans les Alpes-Maritimes 30 inondation

DES MESURES PEUVENT RÉDUIRE LA VULNÉRABILITÉ À L’INONDATION

Des mesures collectives > aménagement des cours d’eau : curage, élimination d’obstacles, nettoyage végétal, > aménagement de zones vierges (Zones d’Expansion des Crues, ZEC) pour accroître les capacités de stockage des crues et préserver les zones urbanisées (par exemple le vallon des Combes, à Biot), > création de bassins de rétention, de puits d’infiltration, amélioration des collectes des eaux pluviales, > travaux destinés à réduire les apports solides en provenance du lit de la rivière et du bassin versant (restauration des terrains en montagne, reforestation…), > ouvrages régulateurs du transport solide (plages de dépôt, correction torrentielle…), > travaux de protection (qui visent à séparer les enjeux existants de l’aléa) : digues de protection, barrages écrêteurs de crues, ouvrages hydrauliques dérivant une partie des eaux en crues. Attention cependant, ils peuvent générer un risque plus important en cas de rupture d’ouvrage. Des mesures individuelles > vérification de la résistance mécanique du bâtiment pour éviter l’affaiblissement des fondations, > choix d’équipements et de matériaux en fonction du risque (matériaux imputrescibles), > mise hors d’eau du tableau électrique, des installations de chauffage, des centrales de ventilation et de climatisation, > création d’un réseau électrique descendant ou séparatif pour les pièces inondables… > prévision de dispositifs temporaires pour occulter portes et bouches d’aération : les batardeaux, > installation de clapets anti-retour, > amarrage des cuves, > matérialisation des emprises des piscines et des bassins, > aménagement d’un ouvrant de toiture, d’un balcon ou d’une terrasse, pose d’anneaux d’amarrage afin de faciliter l’évacuation des personnes. Le Var au sortir des gorges de la Mescla (DDE 06) La Frayère chenalisée (DDE 06) Un plan d’actions de prévention contre les inondations a été engagé sur la basse vallée de la Siagne. Il s’étend sur six communes et concerne la Siagne et ses affluents principaux comme la Frayère et la Mourachonne. Cofinancé par l’État et les collectivités territoriales, il a pour objectifs de renforcer la protection des lieux habités et de réduire leur vulnérabilité tout en préservant la qualité des milieux aquatiques. Un système d’alerte et de prévision des crues de la Siagne est également en cours de réalisation. Batardeau Dispositif de protection près d’Entraunes (ONF-RTM 06) Dossier Départemental sur les Risques Majeurs dans les Alpes-Maritimes 31 inondation Les précipitations, le niveau des nappes phréatiques et des cours d’eau et l’état hydrique des sols sont surveillés en permanence. Des cartes de vigilance sont diffusées par les médias. Le niveau des crues est renseigné par des services téléphoniques et internet. Les maires avertissent leurs administrés en cas d’alerte.

DES CARTES DE VIGILANCE MÉTÉOROLOGIQUE SONT PUBLIÉES QUOTIDIENNEMENT

Parallèlement à Météo France qui publie ces cartes de vigilance (les outils de la prévention), le Service Central d’Hydrométéorologie et d’Appui à la Prévision des Inondations (SCHAPI) assure, au plan national, une veille hydro-météorologique 24 h sur 24 sur les bassins à crues rapides. Il publie une carte de vigilance des crues à destination des média et du public. LE SERVICE DE PRÉVISION DES CRUES (SPC) MÉDITERRANÉE-EST SURVEILLE EN PERMANENCE LA PLUIE ET LES ÉCOULEMENTS DES RIVIÈRES Il informe sur les crues du fleuve Var recueillies à partir des données météorologiques et des capteurs implantés sur le parcours du fleuve et de ses affluents. Le Var est découpé en 2 tronçons, l’un allant de la source au bec de l’Esteron, l’autre du bec de l’Esteron à l’embouchure. Le niveau d’alerte peut être différent d’un tronçon à l’autre. Le règlement du SPC contient un dispositif qui assure une alerte, par la préfecture, des communes, des services et des sites sensibles concernés. Deux autres systèmes d’alerte concernent les bassins de la Siagne et du Paillon. > L’alerte et les secours Bulletin du Service de Prévision des Crues Méditerranée Est  Rouge : risque de crue majeure. Menace directe et généralisée de la sécurité des personnes et des biens.  Orange : risque de crue génératrice de débordements importants susceptibles d'avoir un impact significatif sur la vie collective et la sécurité des biens et des personnes.  Jaune : risque de crue ou de montée rapide des eaux n'entraînant pas de dommages significatifs, mais nécessitant une vigilance particulière dans le cas d'activités saisonnières et/ou exposées.  Vert : pas de vigilance particulière requise. Affiche communale sur les risques et consignes Crue du Var de 1994 (DDE 06) Crue du Malvan en 2000, Cagnes-sur-Mer (SDIS 06) Les cartes de vigilance sont accessibles sur le site de Météo France www.meteo.fr En cas de niveaux orange et rouge, un répondeur d’information météorologique (tél. : 32 50) est activé 24 h sur 24. Carte de vigilance météorologique du 16 novembre 2002 alertant notamment tous les départements de PACA et la Drôme (Météo France) 32 Dossier Départemental sur les Risques Majeurs dans les Alpes-Maritimes > Les consignes individuelles de sécurité inondation Sur le Paillon, depuis 1983, la ville de Nice a mis en place un système conçu pour gérer le tunnel routier réalisé dans le lit du Paillon, qui peut également servir en cas de forte crue à prévenir les riverains. Pour la Siagne, depuis 1995, le SISA (syndicat intercommunal de la Siagne et de ses affluents) assure l’alerte de 7 communes à partir de la situation météorologique et de dépassement des seuils hydrologiques. Dès que la montée des eaux le justifie ou que l’état d’alerte menace d’être atteint (cf. règlement départemental d’annonce des crues), le préfet des Alpes-Maritimes avertit les maires qui sont chargés de procéder à l’alerte de leurs administrés (y compris établissements scolaires, ERP, ICPE), à leur mise en sécurité (évacuation préventive) et, le cas échéant, de déclencher les mesures du plan communal de sauvegarde.

L’ORGANISATION DES SECOURS

Lorsque plusieurs communes sont concernées, dans le cadre du plan départemental ORSEC le plan de secours « inondations » peut être déclenché par le préfet. Au niveau communal, c’est le maire qui est chargé d’assurer la sécurité de la population (voir introduction « Comment les secours sont organisés »). Mettez-vous à l’abri Écoutez la radio (voir p.10) 3 Respectez les consignes 2 1 Organisez-vous : • Placez hors d’eau les meubles et objets précieux, les matières et les produits dangereux ou polluants. • Identifiez le disjoncteur électrique et le robinet d’arrêt du gaz pour les couper si nécessaire. • Aménagez les entrées possibles d’eau : portes, soupiraux, évents. • Repérez les stationnements hors zone inondable, des lieux d’hébergement et des itinéraires sûrs. • Prévoyez les équipements minimum : radio à piles, piles neuves, réserve d’eau potable et de produits alimentaires, papiers personnels, médicaments urgents, vêtements de rechange, couvertures… Mettez en place les mesures de protection ci-contre. • Informez-vous de la montée des eaux et des consignes par la radio ou auprès de la mairie. • Utilisez les dispositifs de protection temporaires si nécessaire (batardeaux, couvercles de bouche d’aération). • Assurez la sécurité des occupants des locaux en empêchant la flottaison d’objets. • Réfugiez-vous en un point haut préalablement repéré : étage, colline… • Ne tentez pas de rejoindre vos proches ou d’aller chercher vos enfants à l’école. • Evitez de téléphoner afin de libérer les lignes pour les secours. • N’évacuez les lieux que sur ordre des autorités ou si vous y êtes forcés. • Ne vous engagez pas sur une route inondée (à pied ou en voiture) : lors des inondations du Sud-Est des dix dernières années, plus du tiers des victimes étaient des automobilistes surpris par la crue.

• Respectez les consignes.

• Informez les autorités de tout danger.

• Aidez les personnes sinistrées ou à besoins spécifiques. Concernant les locaux

• Aérez, désinfectez à l’eau de javel.

• Chauffez dès que possible.

• Ne rétablissez le courant électrique que si l’installation est sèche.