Les incendies de forêt sont responsables de dégâts très importants. Ils détruisent des paysages et des milieux forestiers, espaces précieux et souvent très longs à se reconstituer. C’est donc une partie du patrimoine national qui est affectée de manière récurrente par ce problème.

LES HABITATIONS EN FORET ou PINEDES

assurance feu de foret zone rouge

Chaque année, l’État et les collectivités consacrent près d’un milliard de francs à la lutte et aux opérations de prévention. Le rapport Lemoine a très clairement indiqué que l’urbanisation en forêt accroissait le risque. En effet, la présence humaine en forêt augmente les départs de feu. En cas de catastrophe, leur présence accroît les enjeux. L’existence de maisons menacées mobilise les pompiers au détriment de la lutte sur le sinistre lui même. Qui plus est, l’évolution du territoire fait naître quelques inquiétudes. La déprise agricole et l’extension urbaine conjuguent leurs effets pour accroître la surface de contact entre les résidences et les zones sensibles.

Aujourd’hui, dans bien des régions, la limite entre zone forestière et zone urbaine est très difficile à déterminer. En outre, la tempête des 26 et 28 décembre 1999 qui a détruit des massifs forestiers entiers laissant des chablis susceptibles d’augmenter les matières sèches favorables à la propagation des feux rend d’autant plus urgente la mise en place des procédures de prévention dans les régions touchées. Cette situation a conduit les pouvoirs publics à prendre des mesures en terme d’aménagement. Parmi celles-ci, la maîtrise de l’urbanisation en forêt constitue un axe fort de la politique menée par l’État. Celle-ci vise notamment à gérer les interfaces habitat-forêt. Afin de prendre en compte le risque dans les décisions d’aménagement du territoire, plusieurs outils réglementaires existent.

MODELE D'EVALUATION DES RISQUES

Aux modèles complexes utiles pour traiter la multiplicité des composantes, il faudra préférer le plus souvent une approche pragmatique fondée sur l’état actuel des connaissances et les feux de référence, avec l’aide d’experts publics et privés. C’est la logique préconisée lors de la démarche PPR. Le premier PPR relatif au risque d’incendie de forêt a été approuvé le 20 avril 2000 sur la commune d’Auribeau sur Siagne dans les Alpes Maritimes. Plusieurs dizaines de PPR ont été prescrits sur des communes exposées notamment dans le Vaucluse et la Charente Maritime.

Les services de l’agriculture et de la forêt, avec l’appui de l’ONF et des autres administrations de la sécurité civile (service interministériel de défense et de sécurité civile, services départementaux d’incendies et de secours) et de l’équipement préparent une programmation sur la base des plans départementaux de protection des 9 forêts contre les incendies, pour définir des priorités et permettre l’aboutissement des procédures. Le présent guide s’inscrit dans cette perspective. Il traite spécifiquement du risque d’incendie de forêt. Il précise la méthode d’élaboration des plans de prévention des risques relatifs à ce phénomène. Il s’articule autour de quatre chapitres : la présentation des phénomènes naturels et du risque, la protection contre les incendies de forêt, la cartographie du risque (aléa et enjeux), le dossier réglementaire. Chacun des chapitres présente une synthèse des points à retenir qui sont des conseils à suivre afin de conduire une procédure PPR.

téléchargez le guide PPRIF.